Antoine JOCKEY
Né à Beyrouth en 1966, Antoine Jockey a vécu à Paris de 1990 à 2016 avant de s’installer à New York. Traducteur en français de poètes arabes majeurs — tels que Wadih Saadeh, Abdul Kader El-Janabi, Paul Chaoul, Abbas Beydoun, Sargon Boulus ou Salim Barakat —, il est également critique littéraire pour l’hebdomadaire panarabe Al Majalla et membre du comité international du festival de poésie « Voix Vives ».
Dresser la liste complète de ses articles et de ses traductions donnerait le vertige, tant ce passeur de poésie est insatiable. Mais n’a-t-il pas été formé à la meilleure école ? Celle de l’entourage et de l’amitié du grand Abdul Kader El-Janabi, poète libertaire et fer de lance du surréalisme dans le monde arabe.
Parmi les pépites traduites en français par Antoine Jockey, signalons notamment :
- Le regret de Socrate – Nouri Al-Jarrah. Actes Sud, 2026
- Le sourire du dormeur – Nouri Al-Jarrah. Actes Sud, 2022 (Prix Max Jacob)
- Le royaume d’Adam – Amjad Nasser. Actes Sud, 2020
- Un pays que je ne verrai jamais – Abdul Kader El Janabi. La Crypte, 2017
- Ce qui fut et jamais plus ne sera – A. K. El Janabi. Paris-Méditerranée, 2002
- Syrie et autres poèmes – Salim Barakat. Actes Sud, 2017 (Prix Max Jacob)
- Quand la terre était solide – Paul Chaoul. Al-Manar, 2015
- L’éclat qui reste – Sargon Boulus. Actes Sud, 2014
- Une migration sans fin – Taha Mohammed Ali. Galaade, 2012
- Le texte de l’absence – Wadih Saadeh. Actes Sud, 2010 (Prix Max Jacob)
- Le poème palestinien contemporain – Le Taillis Pré, 2008
- Comme un rêve à Midi – Ghassan Zaqtan. Al-Manar, 2010
Antoine Jockey s’est toujours effacé derrière la cause de la poésie et les auteurs qu’il a grandement contribué à faire rayonner dans la francophonie. Tous ceux dont l'œuvre a pu voyager grâce à lui le savent : être traduit par Antoine Jockey est un gage absolu de qualité et de reconnaissance.
Ce travail de défricheur se double d’une importante activité de journaliste menée avec une verve rare et un sens poétique peu commun. Par son regard critique, il s’impose assurément comme l’un des esprits les plus fins de sa génération. Bien plus qu'un traducteur, il est une véritable plateforme de la poésie arabe à lui tout seul, bravant tous les obstacles que les textes et les hommes peuvent rencontrer : les frontières, les océans, les barbelés, les checkpoints et la guerre.
Il vient d’achever l’écriture de son premier roman de formation, Sur la ligne de feu. Prenant pour décor le Beyrouth de la guerre civile, le livre retrace moins le conflit lui-même que l'éveil d'un adolescent — son double littéraire — en son sein.
Christophe DAUPHIN
(Revue Les Hommes sans Épaules).
Œuvres traduites par Antoine Jockey
Poésie
- À deux pas de ma vie – Fawzi Yammine. Levée d’encre (sous presse)
- Le regret de Socrate – Nouri Al-Jarrah. Actes Sud, 2026
- La rose sur la photo de famille – Hala Mohammad. Bruno Doucey, 2026
- Mélodies sourdes – Assala Lamaa. Al-Manar, 2025
- De la rivière à la mer – Samer Abou Hawwash. Lanskine, 2025
- Seules reviendront leurs tombes – Khaled Al Nassiry. Al-Manar, 2024
- Nul reflet dans le miroir – Abdo Wazen. Lanskine, 2024
- Exercice d’apprentissage – Tarik Hamdan. Lanskine, 2023
- J’entends gronder des rivières – Mohammed Ghozzi. Al-Manar, 2023
- Le sourire du dormeur – Nouri Al-Jarrah. Actes Sud, 2022 (Prix Max Jacob)
- Un enfant abandonné sur un balcon – Mazin Mamoory. Lanskine (sous presse)
- Nous nous battons pour le plaisir – Kadhem Khanjar. Lanskine, 2023
- L’hiver, le temps du signe – Raed Wahesh. Plaine Page, 2022
- Jusqu’à la fin des fins – Raed Wahesh. Al-Manar, 2021
- Beyrouth, 4 août à 18 heures – Abdo Wazen. Lanskine, 2021
- Les hirondelles se sont envolées avant nous – Hala Mohammad. Bruno Doucey, 2021
- Le royaume d’Adam – Amjad Nasser. Actes Sud, 2020
- Regrets – Haidar Alfihan. Al-Manar, 2019
- Humeur Vagabonde – Rabih el-Atat. Po&Psy, 2019
- Un long malentendu – Mohammad Nasser Eddine. L’Harmattan, 2019
- Le dire du papillon – Hala Mohammad. Bruno Doucey, 2019
- Rivages oubliés – Gebran Saad, préf. Etel Adnan. Lanskine, 2019
- Promenade ceinturé d’explosif – Kadhem Khanjar. La Crypte, 2018
- Bruissement – Emad Fouad. Al-Manar, 2018.
- Rire et gémissement – Tarik Hamdan. Plaine Page, 2018
- Prête-moi une fenêtre, ô étranger – Hala Mohammad. Bruno Doucey, 2018
- Le chagrin des absents – Ashur Etwebi. Po&Psy, 2018
- Cadavre dans une maison obscure – Mazin Mamoory. Lanskine, 2017
- Un pays que je ne verrai jamais – Abdul Kader El Janabi. La Crypte, 2017
- La maison du tonnerre – Joseph Issaoui. Al-Manar, 2017
- Une branche dans les flots – Abrar Saeid. Al-Manar, 2017
- Syrie et autres poèmes – Salim Barakat. Actes Sud, 2017 (Prix Max Jacob)
- Marchand de sang – Kadhem Khanjar. Plaine Page, 2017
- Ce peu de vie – Hala Mohammad. Al-Manar, 2016
- Les Yeux d’Inana – Prose et poésie irakienne contemporaine. Schiller, 2016
- Quand la terre était solide – Paul Chaoul. Al-Manar, 2015
- Le poème des ruines – Mohammed Abu Zaïd. Al-Manar, 2014
- L’éclat qui reste – Sargon Boulus. Actes Sud, 2014
- L’histoire d’une femme – Rola Hassan. Al-Manar, 2013
- Une migration sans fin – Taha Mohammed Ali. Galaade, 2012
- Attente – Amjad Nasser. Al-Manar, 2012
- Je me lèverai un jour – Najwan Darwish. Al-Feel, 2012
- Le texte de l’absence – Wadih Saadeh. Actes Sud, 2010 (Prix Max Jacob)
- La lampe de la discorde – Abdo Wazen. Préf. J. M. Maulpoix. La Différence, 2010
- Miroirs des passantes dans le songe – Joumana Haddad. Al Dante, 2010
- Comme un rêve à Midi – Ghassan Zaqtan. Al-Manar, 2010
- Le poème palestinien contemporain – Le Taillis Pré, 2008
- L’œuvre poétique – Marwan Hoss. An-Nahar, 2008
- Le retour de Lilith – Joumana Haddad. L’inventaire, 2007. Actes Sud, 2011
- Tombes de verre – Abbas Beydoun. Actes Sud, 2007
- Reflets – Abdul Kader El Janabi. Préf. Lionel Ray. L’Escampette, 2003
- Ce qui fut et jamais plus ne sera – A. K. El Janabi. Paris-Méditerranée, 2002
- La cabane du soufi – Fouad Rifqa. Paris-Méditerranée, 2001
Prose
- Déserter – Mathias Enard, Dar Al Jamal, 2026
- La liqueur d’Aloès – Jocelyne Laâbi, Dar Al Jamal (sous presse)
- Fuite vers Samarkand – Abdellatif Laâbi, Dar Al-Rafidayn, 2023
- Bon vent, Bonaparte ! – Ala Hlehel. Actes Sud, 2019
- Burkini – Maya Hajj. Erick Bonnier, 2017
- Le royaume de cette terre – Hoda Barakat. Actes Sud, 2012
- Sous les branches du grenadier – May Menassa. Encre d’Orient, 2012
Chroniques d’art et de littérature
Al Majalla (2024 - 2026) ; Independent Arabia (2019 – 2024) ; Publisher Weekly (2019 – 2024) ; Al-Ittihad (2017 – 2020) ; Al-Hayat (2004 – 2018) ; Al-Jazeera (2011 – 2016) ; Al- Arabi al-Jadeed (2014 – 2015) ; Al-Mustaqbal (1999 – 2010) ; Qantara (1997 – 1999) ; La République des Lettres (1994 – 1997) ; Al-Ousbou’ al-arabi (1990 – 1995) ; Montrer (1991 – 1992) ; Public (1989 – 1990) ; Le Nouveau magazine (1988 – 1995).
Publié(e) dans la revue Les Hommes sans épaules
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| DOSSIER : LA POÉSIE CORSE CONTEMPORAINE n° 63 | ||
