Jean-Pierre DUPREY

Jean-Pierre DUPREY



Territoire élu du mythe, de l’angoisse existentielle, du Merveilleux et du surréel le plus sombre, l’œuvre de Jean-Pierre Duprey incarne une remarquable et douloureuse alchimie des deux faces de l’artiste, le noir et le feu : Quand j’aurai l’âge de la poussière je sortirai de mon enveloppe, je mangerai le ciel, je boirai l’ombre des pierres, j’avalerai jusqu’à ma propre écorce, car les tombes ont l’âge de la nuit. C’est que Duprey est posté au bord de ce précipice où coule l’eau noire de la nuit. Il n’a eu de cesse d’interroger la nature de l’amour comme ses maux ou son univers intérieur. La couleur noire, comme pour fusionner le rire et la mort : Écoutez-moi, je fonce ! – J’enfonce la nuit dans ma tête à coups de couteau – À coups de marteau, de grosse masse de barre rouge – Je l’enfonce et la ressors toute fumante – Comme un court-circuit sans étincelles.

 En 1946, à seize ans, Duprey écrivait déjà : « Le noir a pétrifié le noir de mon âme, le noir de mon sang, la chair de ma douleur ; la boue m’a racheté sans la lumière et le noir a jailli pour détacher la boue. » Plus tard (in La Fin et la Manière), Duprey écrira encore : Et le blanc disait : je suis lucide. – Et le noir disait : je suis tout. – Le blanc était la pensée tremblante de la nuit. – Le noir pensait : je suis le bout ; et ce, comme en résonnance avec Roger Gilbert-Lecomte, le poète du Grand Jeu : Je parlerai du noir – À l’envers des miroirs – Je parlerai du noir – De l’immortel tourment – Du plus vieux désespoir – Devant le monde absent – Alors qu’il fera blanc.

 Jean-Pierre Duprey demeure l’archange de la jeunesse révoltée et personnifie mieux que quiconque la dualité déchirante qui existe entre le rêve et la réalité ; une dualité que nous retrouvons dans Derrière son double (collection poésie/Gallimard), qui regroupe l’œuvre poétique complète, ainsi qu’à travers Un bruit de baiser ferme le monde (l2001), qui rassemble un riche ensemble de poèmes inédits, écrits par le poète en 1946, à l’âge de seize ans, et dont la qualité est certes inégale, mais dont la publication représente un témoignage inestimable et très émouvant sur l’élaboration d’une œuvre qui nous brûle encore les doigts, et ne cesse de nous entraîner à pénétrer ces fragments de monde onirique, ces espaces de libertés essentielles qui respirent au fond de chaque homme, dans son sommeil de neige et de douleur : Estern – L’Aigle se foudre et la chasse lointaine est commencée de même qu’une chute sans fin au fond d’un gouffre DONT LE FOND n’est qu’en nous !...

 Jean-Pierre Duprey est né le 1er janvier 1930, dans une famille de la bourgeoisie rouennaise (son père est médecin), au 85 bis, de la rue Jeanne d’Arc à Rouen : Mon pays navigue sur un fond de mer – Je me promène dans ses jeux de vagues – Sur les larmes éclatées – Les églantines sont des pirogues de verre. Bien qu’ayant « le cœur gonflé de mies de rêves », il vit une enfance difficile, solitaire et révoltée, ponctuée de déséquilibres psychiques et de crises répétées d’anorexie, accompagnées de fortes fièvres, occasionnant un déséquilibre psychique. Jean-Duprey connait des problèmes d’intégration autant sur le plan familial que sur le plan scolaire. Un évènement vient aggraver la situation ; évènement qui va le traumatiser à l’âge de quatorze ans : « Les enfants sont des morts qui partent pour la vie. »

 Le 19 avril 1944, les aviations anglaises et étatsuniennes bombardent la ville de Rouen. Les objectifs sont la destruction des ponts, des abords de la Seine afin de désorganiser les Allemands en vue du débarquement allié : Paysage nivelé à zéro – Il y a de la mort dans l’air, écrira Duprey Les dégâts sont considérables, un véritable carnage : 1.911 tonnes d’explosifs répartis en 4;368 bombes larguées faisant 20.000 sinistrés et 900 morts. La Seine constitue un enjeu majeur : la stratégie des Alliés est de la rendre infranchissable aux Allemands. Après le 19 avril, Rouen va connaître la « Semaine rouge » : pendant six jours, du 30 mai au 5 juin 1944, les Rouennais subiront la logique implacable de ce plan. À cinq cents mètres de part et d’autre de ses deux rives, la ville sera implacablement bombardée. Tous les ponts doivent être détruits.  Malgré la désertion par les habitants du centre-ville (proche de la Seine) au profit des hauteurs, on dénombrera des centaines de victimes et de disparus sous les décombres parmi la population civile. « Je suis mort et pourtant bien vivant », écrit Duprey, qui rapportera à François Di Dio qu’il fut alors mobilisé, avec les autres élèves de sa classe, pour participer aux opérations de sauvetage. Il confie dans son carnet intime, « être épuisé d’avoir passé la journée à refaire des morts entiers avec des morceaux pour pouvoir les enterrer. »

Écorché, révolté, à vif, en proie au néant, entre colère et dégoût, déjà, le jeune Jean-Pierre Duprey marche dans les décombres de Rouen, le mal être en bandoulière : Donnez-moi de quoi changer les pierres, - De quoi me faire les yeux – Avec autre chose que ma chair – Et des os avec la couleur de l’air ; - Et changez l’air dont j’étouffe – En un soupir qui le respire – Et me porte ma valise – De porte en porte…

Sa scolarité est catastrophique. Sur le plan familial, l’ambiance est des plus tendues. La déchirure est déjà si profonde, qu’il n’y a déjà presque plus qu’elle : Je perds mon corps par dedans. Seuls son humour forcément noir et son imaginaire débridé font pare-feu à cette solitude qui l’carse et l’écrasera sa vie durant : Dans ma grande solitude, j’ai inventé le fruit de chagrin, cultivé dans la région du cœur, qui, mêlé à la farine et arrosé de vin vieux, représente un aliment presque complet quoiqu’un peu trop salé. Solitude ; trait d’union entre une certaine souffrance et la grande joie ; elle est un visage péniblement élaboré dans le silence des bruits et le vide devant soi. Elle commence par une chute et finit à l’extérieur du temps. Et quelquefois, je l’imagine sous la peau d’un animal timide qui cherche une compagnie. La nuit la suit de près… Solitude autour de soi, poursuivie à l’intérieur de soi, écrira Duprey (cf. « Dans l’œil du miroir » in Derrière son double).

C’est au cours de l’été 1948, sur une plage de Normandie, qu’il fait la rencontre de Jacqueline Sénard, laquelle, Infirmière d’État, plus âgée que lui, travaille comme assistante sociale dans l’administration des PTT, à Paris : « Je nous veux uniques à nous seuls, visibles pour nos seuls yeux lorsqu’ils se ferment d’un même battement, tangibles pour nos seules bouches lorsqu’elles se touchent. » Jacqueline sera la femme de sa vie : Je serai fort de notre amour… Ton absence m’est une mort lente, je suis aveugle pour le reste », fera-t-il dire à son double Estern (in La Forêt sacrilège, août 1949). Duprey quitte sa famille, Rouen et les études, pour s’installer avec elle à Paris où Duprey achève l’écriture de Derrière son double, dont il adresse le manuscrit par la poste à la Dragonne, la librairie-galerie qui accueille les surréalistes, où André Breton le découvre.

André Breton répond au jeune poète, le 18 janvier 1949 : « Rien ne m’a été perdu des surprises et des beautés de ce cahier noir et je suis revenu à elles ce matin du même œil qui ne les quitte que pour aller aux toits mouillés et aux persiennes mates de cette journée d’hiver que votre texte m’enchante… Il faudrait publier – mais où diable ? – un tel texte, je me dépêcherais de le faire si j’en avais le moyen…. Vous êtes certainement un grand poète, doublé de quelqu’un d’autre qui m’intrigue. Votre éclairage est extraordinaire. » Le contact est pris. Dès lors, Duprey assiste, en restant silencieux la plupart du temps, aux réunions du groupe surréaliste.

Derrière son double, paraît à 330 exemplaires, en 1950, aux éditions du Soleil Noir de François Di Dio.  Toujours en 1950, André Breton ajoute Jean-Pierre Duprey et un extrait de La Forêt sacrilège dans l’édition revue et augmentée de son Anthologie de l’humour noir (éditions du Sagittaire, 1950). L’humour noir, écrit Breton, « est borné par trop de choses, telles que la bêtise, l’ironie sceptique, la plaisanterie sans gravité... mais il est par excellence l’ennemi mortel de la sentimentalité à l’air perpétuellement aux abois - la sentimentalité toujours sur fond bleu - et d’une certaine fantaisie à court terme, qui se donne trop souvent pour la poésie, persiste bien vainement à vouloir soumettre l’esprit à ses artifices caducs, et n’en a sans doute plus pour longtemps à dresser sur le soleil, parmi les autres graines de pavot, sa tête de grue couronnée. » Michel Carrouges ajoute, ce qui sied à Jean-Pierre Duprey : « L’humour noir est un rire insultant qui part du fond du moi révolté, provoque et défie l’opinion publique et le fatum cosmique. »

Le génie de Duprey, écrit André Breton pour le présenter au sein de son anthologie, « est de nous offrir de ce noir un spectre qui ne le cède pas en diversité au spectre solaire… Ici l’humour couve sous la cendre (« Et c’est dans un même ordre que les choses se passèrent, après que l’on eut noyé la mer et enterré la terre ; le feu étant brûlé, l’air disparut dans la fumée du nouveau feu réengendré de tout cela. ») La lampe de la présence est plutôt de nature à nous dérober le vrai Duprey, prince du royaume des Doubles, sous des apparences d’ailleurs très séduisantes… »

Suivront, toujours chez le même éditeur : l’édition revue et augmentée de Derrière son double, suivi de Solution H, Trois feux et une tour, Dans l’œil de miroir, En l’air de verre passé au philtre du vide et de Spectreuses, (1964) ; La Fin et la manière (1965) et La Forêt sacrilège et autres textes : l’Ombre Sagittaire, le Temps en blanc, Premiers Poèmes, Réincrudation (1970).

Dans son Deuxième Belvédère (Grasset, 1962), André Pieyre de Mandiargues le « voyant émerveillé » écrit : « Il n’est rien que je sache dans tout ce qu’écrivit Jean-Pierre Duprey qui ne porte le signe des forces les plus obscures qui envahissent parfois l’esprit humain, rien qui ne soit marqué par l’appréhension de la nuit et de la mort. La seule protestation opposée est un rire ironique, comme un consentement moquer à l’inévitable. » Julien Gracq ajoute : « Une apocalypse meublée par Chirico et filmée par Buñuel… La poésie est là, et elle fait corps comme bien peu d’autres avec certains « départs » de Rimbaud que la vie de J.-P. Duprey contresigne : A tout prix et avec tous les airs, même dans des voyages métaphysiques. Mais plus alors. » Et Jean-Pierre Duprey, que nous dit-il de son œuvre ? : « Mes mots sont des crimes et tous mes textes sont des ratures qui s’alignent bot à bout sur les grandes pages de l’œuvre et cette grande œuvre est faite de morceaux blancs comme les ruines de l’éternité sur terre. »

En 1950, Jean-Pierre Duprey délaisse l’écriture pour se consacrer à la sculpture, soit à la mise en empreintes de ses mots. Son apprentissage, qui sera rapide, Duprey le fait auprès du maître ferronnier d’art René Hanesse, dont la rencontre est déterminante. Hanesse initie le poète au travail du fer et à la soudure. Le maître ferronnier travaille l’acier (alliage fer et carbone) à chaud ou à froid, mais aussi le fer, métal pur, plus mou que l’acier, autrefois plus utilisé dans les ouvrages de ferronnerie.

Jean-Pierre Duprey réalise en 1950/54 un grand nombre de sculptures en fer forgé et soudé, qu’il appelle des « objêtres », donnant naissance à des êtres de feu, des êtres-griffes; puis, en 1955, des sculptures murales en fer, aux formes déchiquetées, totems coupants et agressifs, avant, en 1957, de réaliser des œuvres en fer et ciment : Duprey verse dans les creux de ses reliefs, de ses sculptures sur socle, du ciment. Duprey évolue encore en créant des œuvres plus lourdes, plus massives, plus compactes; des sculptures et des bas-reliefs en ciment, comme pour figer le chaos originel, la vie en train d’éclore ou s’engluant dans la matière. L’œuvre plastique de Jean-Pierre Duprey comprend également des peintures et des dessins, tout aussi étonnants. 

Le mot s’est couvert de fer comme moyen d’expression. En poésie comme en sculpture, sans cesse les personnages étranges, merveilleux et terribles des rêves de Duprey, prennent corps ; nés de lui-même, ils se réincarnent dans « l’âme de leurs ombres », soleils noirs de l’absolu, d’une vérité tragique, d’une marche fatale vers l’onirisme, qui se heurte au rien, à la mort, à la nuit vidée de soi-même : Il y eut un soleil et quelques allumettes perdues dans la boite du vide.

La première exposition de Jean-Pierre Duprey (onze sculptures et cinq tableaux de J.-P. Duprey) à la galerie l’Étoile scellée, 11 rue du Pré-aux-Clercs, à Paris, du 16 février au 13 mars 1954. Il participe ensuite à une exposition collective organisée par le mouvement Phases, à la galerie Creuze (mars 1955). Sa deuxième exposition personnelle se tient du 27 avril au 13 mai 1956, à la galerie Fürstenberg, avec en exergue, un de ses vers : Les fantômes, s’ils apparaissent, auront la couleur vive de la demi-lune, noyée sur le plan du métal. La sculpture s’imposant et lui demandant de l’espace, Duprey loue un atelier, 21 avenue du Maine, Paris 15, dans la villa Marie Vassilieff. Cet atelier, d’après Alain Jouffroy, « évoquait les soutes d’un bateau que son équipage vient de déserter. » Invité par les artistes et poètes du mouvement Phases, Duprey expose ensuite à la galerie Kléber, à Paris. Il participe à l’exposition Phasen, à Amsterdam, en mai 57, puis au Salon de la Jeune sculpture, en 1958, ou encore, à la galerie Saint-Augustin, avec les sculpteurs Cardenas, Chavignier, Guino et Hiquily, sous le titre, « Cinq jeunes sculpteurs de la nouvelle école de Paris », que Denys Chevalier, l’organisateur, présente en ces termes : « Ils poursuivent à la limite de la non-figuration une expérience de rigueur plastique et de magique envoutement. Cet art de synthèse et d’exploration révèle jusque dans l’abstraction, l’exaltation poétique de la vie. Et telle gageure n’est pas des plus facile à remporter. »

Il faut attendre 1959, pour que Jean-Pierre Duprey revienne à la poésie écrite ; tout d’abord avec le texte-poème Réincrudation,. Mais, 1959, est aussi l’année où Jean-Pierre Duprey traverse une grave crise qui tourne à la dépression et le broie littéralement de l’intérieur : J’ai dans la bouche un trou – Cerné de clous. Les conflits et altercations avec Jacqueline sont constants. Schizophrénie ? Le soir, lorsqu’il rentre dans son appartement, Duprey dit voir des êtres monstrueux sur les murs qui le provoquent et l’attaquent. Il se cogne la tête contre les murs et boxe ses visions, se blesse : Frappe le visage, frappe – Le visage lisse comme une glace ; - Prends ta vie par les deux bouts – Et fais la roue, - Fais la roue….

Dehors, l’actualité est dominée par la guerre d’Algérie. Ses amis, surréalistes notamment, sont engagés contre cette sale guerre et l’invitent à en faire de même, à manifester, à signer des tracts, des pétitions, prendre des options politiques.

Jean-Pierre Duprey préfère « commettre un acte objectif contre l’armée engagée dans une guerre injuste plutôt que de souscrire à des prises de positions intellectuelles. » Il ne tarde pas à mettre son idée en pratique, et, début juin 59, sans avertir qui que ce soit, urine sous l’arc de triomphe, sur la flamme du Soldat inconnu. Il est arrêté, brutalisé par la police, connaît la prison : Armé de foudre sèche, un cri – Arrache la voix et crache la bouche…. Relâché, il consacre les derniers mois de sa vie à écrire sa dernière œuvre poétique : Une main de roses clouées sur un objet noir… Jean-Pierre Duprey est ensuite interné à l'Hôpitak Sainte-Anne, du 7 au 30 juillet 1959.

Le 2 octobre 1959, en fin d’après-midi, Jean-Pierre Duprey met le manuscrit de son ultime livre de poèmes, La Fin et la Manière, dans une enveloppe, sur laquelle il écrit l’adresse d’André Breton et demande à sa femme d’aller le poster. À son retour, Jacqueline trouve Jean-Pierre pendu à la poutre de son atelier. Quelques jours auparavant, il avait répondu au téléphone à un ami : « Je suis allergique à la planète. »

Jean-Pierre ne laisse ni mot ni explication, si ce n’est peut-être, que la vie elle-même n’est pas ou n’est plus une solution : « La vie n’a aucune espèce d’existence choisie, consentie, déterminée. » Jean-Pierre avait également pu écrire (cf. le poème « Amère » in La Forêt sacrilège) : Au point du jour pisse un brouillard bleu – Il épile un soleil – Et se taille un croûton de jour – Il veut s’asseoir dans un fauteuil – Mais se suicide avant – Désespéré de n’avoir pas ce qu’il n’a pas – le poète – le poète – Il mêle son sanglot au chewing-gum – Et s’ébat devant les grains de sang – Qui habitent son plastron – Il voulut voler les amours perdues – Et les fumer comme des mégots sans goût.

Christophe DAUPHIN

(Revue Les Hommes sans Épaules).

 

Œuvres de Jean-Pierre Duprey : Derrière son double, suivi de Solution H, Trois feux et une tour, Lettre-préface d’André Breton, frontispice de Jacques Hérold (Le Soleil Noir, 1950) ; Derrière son double, suivi de Solution H, Trois feux et une tour, Dans l’œil de miroir, En l’air de verre passé au philtre du vide et de Spectreuses, Lettre-préface d’André Breton, frontispice de Jacques Hérold, dessins de Max Ernst (Le Soleil Noir, 1964) ; La Fin et la Manière, Préface d’Alain Jouffroy, couverture illustrée de Matta (Le Soleil Noir, 1965) ; La Forêt sacrilège et autres textes : l’Ombre Sagittaire, le Temps en blanc, Premiers Poèmes, Réincrudation, Préface d’André Breton, illustrations de Toyen (Le Soleil Noir, 1970) ; Œuvres complètes, édition annotée par François Di Dio (Christian Bourgois, 1990) ; Derrière son double, Œuvres complètes, édition de François Di Dio (Poésie/Gallimard, 1999) ; Un bruit de baiser ferme le monde, Poèmes inédits, Préface de Sylvain Goudemare (le cherche midi éditeur, 2001).



Publié(e) dans la revue Les Hommes sans épaules


 
Patrice CAUDA, Gaston PUEL, Jean-Pierre DUPREY n° 11