Abdul Kader EL JANABI

Abdul Kader EL JANABI



Poète, journaliste et traducteur, Abdul Kader El Janabi est né le 1er juillet 1944 à Bagdad, capitale du royaume d’Irak, gouverné par le régent Abd al-Ilah, l’oncle du roi Fayçal II alors âgé que de neuf ans. Dix-sept ans plus tôt, le 15 juin 1927, était né un autre bagdadi fameux, appelé à devenir l’un des fers de lance du surréalisme : Sarane Alexandrian ; né, non pas dans un quartier populaire, comme El Janabi (ces deux bagdadi se rencontreront à Paris bien plus tard, en 1998), mais au palais du roi Fayçal 1er, celui-là-même qui avait mené la révolte arabe d’avril 1916 à octobre 1918, et que Thomas Edward Lawrence (le fameux Lawrence d’Arabie), a immortalisé dans Les Sept piliers de la sagesse. (1922). Le mythe de Fayçal gagnera encore avec le film Lawrence d’Arabie (1962) de David Lean. Fayçal est interprété par Alec Guinness et Lawrence par Peter O’Toole.

Vartan, le père de Sarane, franco-iraquien d’origine arménienne était le stomatologiste de Fayçal, auquel, après la conférence du Caire de mars 1921, les Britanniques,durant la période de leur Mandat en Mésopotamie, avaient proposé le trône d’Irak. Le roi mena le pays sur le chemin de l’indépendance, obtenant en 1932 l’autonomie du Royaume d’Irak et son adhésion à la Société des Nations. Mais l’Irak resta solidement lié à la Grande-Bretagne et ne recouvra sa complète indépendance qu’après la révolution de 1958.

Abdul Kader El Janabi n’est donc pas né dans le palais du roi, mais dans le quartier de Ras al-Qarya, creuset où se mêlent musulmans, juifs et chrétiens en un vaste brassage d’Arméniens, de sabéens, de Turcs, d’Assyriens et de Kurdes. À l’ombre des trois prophètes, mendiants et brigands pullulent dans Bagdad. La famille El Janabi est modeste (..)

Abdul Kader El Janabi est tôt expulsé de l’école coranique : « Musulman, moi ? Impossible ! » Son éducation, populaire, se fera dans la rue, au contact du peuple bagdadi, puis à l’école primaire mixte de de Ras al-Qarya, où, cette fois, ses résultats sont brillants. Puis, survient le 14 juillet 1958… Le roi Fayçal II (le petit-fils de Fayçal 1er) et la monarchie sont renversés par le mouvement des « Officiers libres », soutenu par le Parti communiste irakien et le Parti Baas (Parti socialiste de la résurrection arabe, qui associe le socialisme arabe et le nationalisme panarabe). « Cette période révolutionnaire fut si belle que la société communiste – où la vie disait-on, était une fête éternelle – semblait à notre portée », écrit El Janabi.

Mais, le nouvel État ne tarde pas à être bousculé par un conflit avec le parti Baas. La fête est de courte durée. Le 8 février 1963, le premier ministre Abdul Karim Qasim est assassiné lors d’un coup d’État. Le général nassérien Abdel Salam Aref partage le nouveau pouvoir avec le parti Baas, avant, en novembre 63, de s’autoproclamer maréchal et de rompre avec son allié : « Ce putsch mit un terme au rêve des Irakiens : une nation libre, un peuple heureux… on entassa des centaines d’hommes et de femmes dans de nouveaux centres de détention », écrit El Janabi, qui se politise, donne ses premières traductions, articles et poèmes dans des revues. C’est l’époque où il découvre la poésie moderne arabe dans la revue libanaise Shi’r, mais aussi le surréalisme, les œuvres de Breton, Artaud et de bien d’autres, qui vont compter pour lui et son œuvre à venir (..)

Le 17 juillet 1968 sonne « le glas de la culture libre en Irak » : les baasistes du général Ahmad Hasan al-Bakr organisent un putsch et prenne le pouvoir. L’Irak passe d’un régime autoritaire, mais pluraliste, à un régime de parti unique. Saddam Hussein, le numéro deux du régime est chargé d’organiser les milices baasistes qui vont réprimer les opposants nassériens et communistes.

Abdul Kader El Janabi entre en dissidence : « On assista à de grandes traques et à l’inculpation de tous ceux qui n’affichaient pas un soutien sans réserve au front d’alliance nationale regroupé autour du Baas… Bien des poètes dotés d’une étincelle créatrice renoncèrent vite au feu qu’ils prétendaient devoir nourrir. Ils vinrent grossir les bataillons de prosélytes du nouveau régime ou se firent dans le confort d’un prétendu exil, mercenaires d’autres tyrans. »

Jeune poète et militant communiste, Abdul Kader El Janabi est contraint à l’exil. Il quitte son pays le 28 janvier 1970 (..) À Londres, il s’interroge sur l’alliance entre son militantisme politique et sa condition de poète : « Je me répétais qu’il ne s’agit pas pour le surréalisme de descendre jusqu’au marxisme, mais qu’il aurait fait beau voir le marxisme chercher à s’élever jusqu’au surréalisme… Je me déterminai pour armer mon individualité de réflexes qui me permettraient d’affronter les situations consensuelles, sans jamais me vouer aux thèses de telle ou telle doctrine. » Abdul Kader El Janabi avait été, à Bagdad, le premier poète surréaliste irakien ; à Londres, il sera poète, militant révolutionnaire, mais aussi le premier hippie irakien, qui « navigue dans l’espace du savoir hippie où la pensée est un pain que l’on partage et dont une part devait me revenir comme une place au soleil. »

Après bien des expériences, des rencontres, Abdul Kader El Janabi quitte Londres le 16 mai 1972pour gagner Paris. Il y vit toujours. Paris, pour El Janabi, c’est également la capitale du surréalisme (..) Pour promouvoir cette vision claire de la vie quotidienne qui requiert une entière responsabilité, El Janabi va créer en 1973, avec Mohamed Awad, la revue néo-surréaliste Le Désir libertaire (Ar-Raghba al-ibâhiyya) ; une aventure qui durera jusqu’en 1975. Lui succéderont les revues, An-Noqta (Le Point), avec Nassib Trabulsi, en 1982 et Farâdis (Les paradis), une grande quantité de tracts, de brochures et de livres, soit tout un champ poétique, subversif et blasphématoire, qui ne fit, on s’en doute, pas l’unanimité dans les pays arabes en raison de leur approche critique des questions religieuses et sociales.

El Janabi et ses amis pratiquent l’art du détournement, qui est une manière d’atteindre au cœur de sa pensée celui que l’on peut ainsi dépasser : « Ce que tu apprends tout petit te réprimera quand tu seras grand. » C’est l’époque aussi, il entre en contact avec Georges Henein, l’introducteur du surréalisme en Égypte, le chef de file du groupe Art et Liberté : « Ni l’acuité de son esprit, ni son humour froid, part constitutive de son langage subversif, ne trouvent hélas de place dans la langue arabe ! »

Pour échapper à l’impasse culturelle où le conformisme de la littérature arabe contemporaine les conduisent, El Janabi et ses amis du Désir libertaire interrogent le passé et leur héritage et y trouvent des personnages fabuleux de courage et de révolte.

El Janabi écrit : « Il nous fallait rêver tout notre soûl de la terre et nous abreuver à d’autres sources. Nous dûmes fouiller de fond en comble l’arsenal de notre malheureux héritage pour réarmer nos projets. Les djinns chantaient autour des ruines, l’audace avait les idées larges. Quelques éclats de blasphème calmèrent un instant nos fringales. Nous trouvâmes quelque mis en bouche avec les qarmates qui, au milieu du IXe siècle, dérobèrent, dit-on, la pierre noire de La Mecque pour la jeter à la mer. Cette secte hérétique prêchait la transgression de tous les tabous religieux de l’islam, la dissolution des mœurs, l’abolition de l’Etat, de la famille e de la propriété privée. De même, Ibn Al-Hajjâj, auteur libertin du siècle suivant, dont l’inspiration totalement étrangère à l’islam, fut dévastatrice, cynique et iconoclaste : Sers-moi de ce vin – que les versets du Coran interdisent à ces gens, - Sers-moi, en compagnie du prêtre, - nous le pisserons en enfer. Le pessimisme amer du poète Abû al-Alâ Al-Ma arrî, vers la même époque, nourrissait mieux notre admiration. Rationaliste avant l’heure, il lutta contre la tradition et les dogmes en s’attaquant volontiers à la morale, la philosophie et la religion. « Les musulmans se trompent, écrivait-il, les chrétiens sont sur la mauvaise voie, les juifs se sont tous égarés et les mazdéens sont dans l’erreur… L’humanité se partage en deux catégories : les hommes intelligents sans religion, les religieux sans intelligence… la société nous contraint à être hypocrites, j’élève la voix pour prononcer des absurdités et je murmure seulement la vérité… » Dix siècles plus tard, Al-Ma arrî nous apparaissait singulièrement radical dans une culture où la suffisance et l’étroitesse de pensée sont la règle. Pas un seul intellectuel arabe, même parmi ceux qui font carrière dans la contestation, n’ose plus parler avec une telle lucidité. Qurrat al-ayn (Prunelles des yeux), blonde du sable aux pensées d’éclairs de chaleur, fut inscrite à notre fronton héroïque. Lapidée vers 1860 à Téhéran, elle fut probablement la première féministe de l’Islam. Pour nous, ses engagements étaient exemplaires. Elle affronta les religieux de son parti, dévoilée et fardée, comme pour abolir la loi muhammadienne. Certains cachèrent leur visage pour en pas la voir. L’un d’eux alla jusqu’à se taillader le cou devant un tel spectacle. Les paroles de Qurrat al-ayn résonnent encore avec force à nos oreilles : Sachez que les commandements de la loi muhammadienne viennent d’être abolis… Cela étant, je vous le dis – et ma parole est sagesse-, nous sommes en un temps de trêve. Abandonnez l’unicité et adoptez la pluralité, déchirez ce voile qui vous sépare de vos femmes. Associez-vous à leurs actions et associez-les aux vôtres. Soyez unis à elles dans les moments de désolation. Libérez-les de la solitude. Qu’elles participent à la vie publique car elles sont la fleur de cette vie qu’il faut cueillir et sentir… Que les biens soient partagés, la pauvreté supprimée, et que le malheur disparaisse. Que le pauvre soit l’égal du riche. Ne voilez-pas vos épouses devant vos amis, car il n’y a plus d’interdit, ni de punition, ni de prohibition, ni d’obligation, ni de restriction. Prenez donc votre part de ce monde, car il n’y a rien après la mort. »

En retour, El Janabi et ses amis furent copieusement critiqués et insultés par les arabes tenants du conformisme le plus total. L’un d’eux allant jusqu’à souhaiter le suicide d’Abdul Kader El Janabi ; lequel, conclut : « Dans le Proche-Orient contemporain, l’ignorance de toutes références façonne l’inculture qui unit l’intelligentsia et le pouvoir pour maintenir l’oppression généralisée… Toute tentative pour sortir du ghetto de l’inculture est sanctionnée, diffamée, dénaturée et finalement réduite au silence. On rencontre certes de libres esprits par définition insoumis, mais on cherche vainement l’influence de ces penseurs inspirés quand se dresse devant nous la grande muraille des folliculaires et la brique des spoliateurs de textes en tout genre et des traducteurs minables… Le naufrage des Arabes les place sur un radeau de médusés où nulles références ne sont à détruire, mais où, des débris de leur splendeur passée, « l’acculturation » fabrique des références factices sur lesquelles ils hissent religieusement une voile qu’aucun vent ne remue… »

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Révolté par la médiocre qualité des traductions de Celan ; El Janabi décide de le traduire en arabe : « Je m’attelai à cette tâche pour que le souffle poétique de Paul Celan s’exhale aussi sur le sable de la langue arabe. » Abdul Kader El Janabi n’en restera pas là, puisqu’il traduira également en arabe, Joyce Mansour, William Carlos Williams, Blaise Cendrars et bien d’autres, tout comme il traduira en français nombre de poètes arabes modernes. Il a réalisé pour le public arabe une Anthologie internationale du poème en prose (Beyrouth, 2015) et Lutte contre le culte du passé : les avant-gardes russes 1910-1930 (Le Caire, 2015).

Il sera également l’un des rares poètes arabes à ouvrir un dialogue direct avec des poètes israéliens, en publiant avec Ronny Someck Nés à Bagdad (1998). L’ami libre, nous dit Abdul Kader, est l’ennemi juré des troupeaux : « Il a des complices et non des laudateurs qui prêtent serment sous sa bannière… Fruit d’une lucidité éthique, l’amitié émet sa lumière vers celui qui ne la connaît pas encore et s’expose souvent au coup de poignard dans le dos.

Le coup de poignard dans le dos (du peuple, notamment) est justement une spécialité du pays qui n’est plus depuis longtemps celui des Mille et Une nuits, mais celui des « Mille et un cauchemars ». En 1979, Ahmad Hassan al-Bakr démissionne de la présidence de l’Irak (officiellement, pour « raisons de santé ») ; Saddam Hussein - qui n’a cessé, depuis le coup d’État du 17 juillet 1968, d’agrandir son pouvoir - lui succède.

Le 22 septembre 1980, l’Irak de Saddam Hussein attaque sans avertissement l’Iran de l’ayatollah Khomeini. C’est la guerre Iran-Irak, la guerre Sunnites-Chiites, la guerre des litiges frontaliers, la volonté de remplacer l’Iran comme puissance dominante du golfe Persique. L’Irak - qui utilise de manière intensive les armes chimiques contre l’armée iranienne et les populations civiles, dont les kurdes, sans que les alliés occidentaux ne bronchent - est soutenu par les États-Unis de Ronald Reagan, l’Angleterre de Thatcher, la France de Mitterrand, l’Arabie Saoudite, le Koweït… L’Iran est largement isolé. La guerre prend fin le 20 août 1988. Cette guerre, qui a duré huit ans, a fait plus de 800.000 victimes.

Le règne de Saddam Hussein durera vingt-quatre ans de 1979 à 2003 ; année durant laquelle le président étatsunien George W. Bush déclenche sa guerre, après celle livrée par son par son père en 1990, contre le même pays : l’Irak, sur la base d’un mensonge qui va transformer le paysdes « Mille et un cauchemars » en pays du cauchemar intégral et total : les « armes de destruction massive » irakiennes.

Déclenchée le 19 mars 2003, la guerre étatsunienne mène à la chute du gouvernement baassiste le 9 avril, avec la prise de Bagdad. Dix jours plus tard, Abdul Kader El Janabi déclare, dans Le Temps, média suisse-romand, qui l’interroge : « Oui, je suis soulagé, heureux que l’Irak soit débarrassé d’une dictature implacable où, depuis longtemps, la vie n’avait plus aucun sens. La guerre a fait son œuvre, laissant derrière elle sa cohorte de deuils, de destructions et de monstruosités contre l’esprit. Aussi difficile à admettre que ce soit, nous sommes désormais devant le fait accompli : la situation du pays se présente sous un jour nouveau, et construire une société fondée sur la laïcité, le multiculturalisme et le respect de tous est le seul dessein qui vaille… Je rêve d’un Irak démocratique, libre et indépendant dans ses frontières (..)

Défait, le tyran Saddam Hussein est arrêté huit mois plus tard, dans la nuit du 13 au 14 décembre 2003, puis jugé, en juillet 2004, pour génocide, crime contre l’humanité et crime de guerre ; condamné à mort et exécuté le 30 décembre 2006 ; année où éclate en Irak une guerre civile (qui durera jusqu’en 2009) entre les sunnites et les chiites :  Le rêve d’en finir avec le dictateur - À fait de bien lourds ravages.

De 2003 à 2011, près de 500.000 personnes auraient perdu la vie sur le sol irakien : 60 % des victimes ont péri durant les combats, 40 % sont mortes des conséquences indirectes du conflit : La lune – Éclaire le pas des assassins – Vers leur victime, écrit El Janabi.

Mais, l’Irak connaît un nouveau regain de tensions, qui débouchera sur l’horreur absolu, à partir de décembre 2013 : les djihadistes de l’État islamique (EI) et quelques groupes insurgés sunnites s’emparent d’une partie de l’ouest de l’Irak et étendent, entre juin et août 2014, leur territoire sur une grande partie du pays (mais aussi en Syrie), lors d’une offensive foudroyante, qui débouche sur la proclamation d’un califat, qui perpètre, après le Génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 et la « purification ethnique » de la guerre d’ex-Yougoslavie (1991-1994), les pires crimes contre l’humanité depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale : Un pays… - À naître – De la mort qu’il porte en lui.  

La deuxième guerre civile irakienne prend « fin » le 9 décembre 2017 : Un pays… - À naître – De la mort qu’il porte en lui. La Bagdad d’El Janabi n’est plus que : Décombres où se mire – La nostalgie. Et le poète alors interroge, se lamente douloureusement : Où êtes-vous, ô mes premières années – Années de la rue et de la taverne – Années du soleil et des longues marches – Au cœur des révoltes sans mauvaise conscience ? Et que faire d’un souvenir qui ne peut rien être que souvenir ? Que faire d’un passé : qui craint les naissances – Vivant seulement aux cœurs des morts. - Et mort dans le cliquetis des vivants.

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Après Le Désir libertaire, An-Noqta et Farâdis, Abdul Kader El Janabi a dirigé l’association Arabie-sur-Seine et la revue Arapoetica et la collection Petite bibliothèque arabe, aux éditions Paris-Méditerranée. Une sélection de ses poèmes, Reflet dans un miroir des sables, a paru en 2003 et plus récemment, les poèmes d’Un pays que je ne verrai jamais.

El Janabi a écrit : « Les écrivains arabes, presque comme un seul homme, n’utilisent leur langue que pour devenir les fonctionnaires zélés du despotisme quand ils devraient trouver la force d’évaluer le langage et ouvrir les portes de l’imaginaire que la langue entrebâille parfois. »

Il ne parle pas ici de ceux qu’il a regroupé dans son anthologie de la poésie arabe contemporaine, une référence, un monument, même : Le poème arabe moderne (1999). ; de ceux-là, dont il est lui-même un fleuron, aux côtés du cher et regretté Ounsi El Hage et de bien d’autres ; Ouni El Hage qui a écrit en 1960 : « Mille ans de pression, mille ans et nous sommes des esclaves ignorants et superficiels. Pour trouver un salut, courons faire sauter ce barrage… Il y a entre le lecteur rétrograde et le poète rétrograde une alliance de destin… Il ne reste plus, à tous les promoteurs du poème arabe en prose, qu’à faire éclater ces mille années… Détruire, détruire, détruire, provoquer le scandale la colère et la haine… Ils s’exposeront peut-être à une tentative d’assassinat, mais au moins ils diront leur vérité sur ces caravanes qui vivent seulement pour hériter de la dégénérescence, et les voilà aujourd’hui avec l’ambition de la faire trôner. »

Christophe DAUPHIN

(Revue Les Hommes sans Epaules).

  

À lire (en français) : Sables, poésie, (Arabie-sur-Seine, 1983), Horizon vertical, récit, (Sindbad-Actes Sud, 1998), Nés à Bagdad, coécrit avec Rony Somek, poésie, (Stavit, 1999),‎ Le poème arabe moderne, anthologie, (Maisonneuve et Larose, 1999), Le spleen du désert, Petite anthologie de poèmes arabes en prose (Paris-Méditerranée, 2001), Le verbe dévoilé, Anthologie de la poésie arabe au féminin (Paris-Méditerranée, 2001), Ce qui fut jamais ne sera, poésie (Paris-Méditerranée, 2002), Reflets dans le miroir des sables, choix de poèmes, (L’escampette, 2003), Un pays que je ne verrai jamais, poésie, (La Crypte, 2017), Le Désir Libertaire, le surréalisme arabe à Paris 1973-1975, essai (L’Asymétrie, 2018).



Publié(e) dans la revue Les Hommes sans épaules


 
Dossier : Bernard HREGLICH, un réalisme incandescent n° 46