Patrick LEPETIT

Patrick LEPETIT



Patrick Lepetit est né à Saint-Lô (Manche), en 1953. Du côté maternel, sa famille avait glissé du « Versailles Normand », Valognes, à Sainte-Mère-Église, où Patrick Lepetit eut l’occasion d’assister à de farouches combats, version Darryl Zanuck, au début des années 1960. Du côté paternel, c’est le « grand sud » normand, Avranches, et la proximité d’un Mont-Saint-Michel découvert dès la plus tendre enfance ; une enfance où rodent forcément l’Abbé de la Croix-Jugan et le Chevalier des Touches sur les brisées de la Fée des Grèves et du Marquis de Tombelaine. Quelques années ensuite à Évreux, près de Gisors et du Château Gaillard.

Fin d’adolescence à Alençon, au milieu des forêts. Études à Caen, au Lycée Malherbe, et rencontres de Hughes Labrusse, Joël Hubaut, Guy Allix ou Yann Andréa. Poursuite d’études à Paris, entrecoupées d’un long séjour à Londres, ponctuées de nombreux retours au pays natal. Puis installation à Lille au carrefour des errances.

Poète, collagiste et essayiste, Patrick Lepetit est intimement lié au surréalisme, mouvement artistique et révolutionnaire né après la Première Guerre mondiale, qui a mis en évidence l’importance dans la création de la poésie, de l’amour, de l’irrationnel, du rêve, de l’absurde et de la révolte.  Nous savons à quel point ce mouvement a été marquant en Normandie, à travers les œuvres-vies de Raymond Queneau, Georges Limbour, Henri Pastoureau, Marco Ménegoz ou Jean-Pierre Duprey, pour ne pas parler de ceux qui sont venus y vivre où y travailler, à l’instar des peintres Victor Brauner, Lucien Coutaud ou encore, les poètes André Breton, Jacques Prévert, Alain Jouffroy, etc.

Lepetit a innové en se consacrant essentiellement à la dimension ésotérique de certains acteurs de ce mouvement, soit des aspects souterrains et méconnus, avec l’érudition et le sérieux que nous lui connaissons. Lepetit est également l’auteur d’un pamphlet, d’un brûlot qui a fait couler de l’encre en démontrant, textes et surtout pamphlets à l’appui, que Céline est un idéologue nazi, un collaborateur non par opportunisme mais par conviction.

Christophe DAUPHIN

(Revue Les Hommes sans Epaules).

Œuvres : Les Tragédiennes (The Polygon Press, 1978), Voisinages (Affiche poème, 1987), Tryptique des Solitudes (éditions 15/18, 1989), Rouge Solaire (éditions du Lys, 1997), Rituel d’une fascination (Rafael de Surtis, 2007), Surréalisme & Ésotérisme, essai (Rafael de Surtis, 2008), Déclaration d’incandescence (Rafael de Surtis,  2011), Le surréalisme, Parcours souterrain, essai (Dervy, 2012), Voyage au bout de l’abject, Louis-Ferdinand Céline, antisémite et antimaçon, essai (Atelier de création libertaire, 2017), Earthly kingdoms and dreamy knights (Avec trente peintures et dessins de John Welson - Black Egg Press. 2018), Beauté du funambule (Rafael de Surtis, 2018), Yves Elléouët, Farder la nuit, essai (éd. Sémaphore, 2019).



Publié(e) dans la revue Les Hommes sans épaules


 
Dossier : Poètes normands pour une falaise du cri n° 52