Frédéric Jacques TEMPLE

Frédéric Jacques TEMPLE



Frédéric Jacques Temple est né le 18 août 1921, à Montpellier (Hérault). Très diverse, son œuvre comprend des poèmes, des romans, des récits de voyage et des essais. On lui doit également des traductions de l’anglais (Thomas Hardy, David Herbert Lawrence, Henry Miller ou Lawrence Durrell). Il a passé son enfance entre les Grands Causses et les lagunes littorales : « Je suis né dans un milieu et un terroir “paysan”. Je ne veux pas dire que mes parents étaient des paysans, mais que mes arrière-grands-parents l’étaient encore. J’ai passé mon enfance près de la nature, assistant aux semailles, aux labours, aux moissons, à la tonte des moutons. J’ai pêché et chassé dans les marais du littoral, au milieu des oiseaux sauvages, familier des pêcheurs sur les étangs et la mer. Entre quinze et dix-neuf ans, j’ai même exploré les profondeurs de la terre, les grottes, les avens. J’ai, dans ces expériences, revécu en quelque sorte comme nos lointains ancêtres, attentifs aux sons, aux odeurs, aux mouvements de cette terre roulant sous le soleil et les étoiles. »

Il commence à écrire et à publier en 1940 : « Mes premiers poèmes, je devrais dire mes balbutiements, ont paru en 1940, dans des feuilles locales de Montpellier, tel Le Cri, journal estudiantin, ou L’Écho des étudiants, alors dirigé par René Barjavel... M’ont éveillé à la poésie, à mon insu, des poètes qui étaient évoqués ou étudiés pendant mes années scolaires. Je peux en citer quelques-uns : Rutebeuf, Villon, Ronsard, La Fontaine, Hugo. Plus tard, ce furent Baudelaire, Heredia, Rimbaud. Et encore plus tard, Apollinaire puis Cendrars et Valery Larbaud. Jusqu’à l’âge de 16 ou 17 ans, je n’avais aucun désir d’écrire de la poésie. C’est vers mes dix-neuf ans que j’ai commencé à en écrire, pour des journaux d’étudiants de Montpellier. Mes poèmes s’inspiraient alors de ce que je lisais de Rilke, Milosz, Nerval etc. mais je sentais bien qu’ils étaient une sorte de mise en train, qu’ils ne me représentaient pas vraiment. Juste avant de partir pour l’Italie, en 1943, j’avais écrit un certain nombre de poèmes pour une revue d’Alger, qui aujourd’hui me consternent. D’autres ont été publiés juste après la guerre par Edmond Charlot, l’éditeur des premiers livres de Camus, à Alger. C’est après ce premier pas que j’ai pris conscience que je devais prendre une route plus personnelle. Et c’est sans aucun doute la poésie et l’œuvre en prose de Blaise Cendrars (que je rencontrerai en 1949) qui m’ont fait prendre ma propre voie. Il ne s’agissait pas d’influence sur le style ou la pensée, mais du sentiment d’être de la même famille poétique... Cendrars répondait à la question : Pourquoi écrivez-vous ? par un simple mot : Parce que. Et c’est vrai que cela ne peut s’expliquer. Je pense que la guerre fut le grand déclencheur, que j’ai éprouvé le désir d’exprimer les péripéties de ma vie. Mes écrits sont devenus des compagnons de route... Je n’ai pas tellement connu la littérature moderne. Je suis passé à côté du surréalisme, de l’existentialisme, je n’ai lu ni Blanchot, ni Deleuze, mais j’ai connu quelques poètes dont je me suis senti proche et qui ne sont pas au pinacle des médias. Que sera l’avenir de la poésie ? Je n’en sais rien ; je ne suis pas un voyant, je me contente d’être un voyeur de la vie présente. »

En 1942, il gagne Alger avec sa famille, fréquente « Les Vraies Richesses », la librairie d’Edmond Charlot ; Max-Pol Fouchet et la revue Fontaine, Emmanuel Roblès, Claude de Fréminville, Robert Randau et les « Algérianistes », Jean Sénac, François Di Dio, se lie d’amitié avec Émile Dermenghem, Marcel Sauvage et Mohammed Racim. Collabore à Algérie-Magazine et Tam.

En 1943, Frédéric Jacques Temple s’engage au 3e Régiment de Spahis Algériens de Reconnaissance à Batna et participe aux derniers combats contre l’Afrikakorps en Tunisie. Il embarque pour l’Italie avec le Corps Expéditionnaire Français du Général Juin:  "Évidemment, la guerre est un événement irremplaçable. On aurait préféré ne pas la faire à un âge où c’est le moment pour l’homme de jouir de la vie. Sa bêtise, son horreur, marquent au fer rouge ceux qui l’ont faite. Mais c’est une expérience unique pour se regarder réagir dans des circonstances exceptionnelles, dans un climat d’irresponsabilité: on peut y tuer en toute impunité et l’idée d’être tué annule toute pensée de l’avenir. C’est pourquoi on en sort désorienté et elle vous suit jusqu’à la fin. Je souhaite aux jeunes de n’avoir pas à la faire et de l’empêcher s’ils le peuvent. Mais elle existe depuis le commencement du monde. Alors ? "

Frédéric Jacques Temple participe à la Campagne d’Italie : Les Abruzzes, Monte Cassino, le Garigliano. Avec un peloton de Shermans, il participe à la libération de la Villa Hadriana à Tivoli. La Division cesse de combattre à Castelfiorentino, non loin de la Torre di San Romano qu’il évoque dans l’un de ses romans. Puis, Frédéric Jacques Temple débarque le 15 août à Sainte-Maxime et prend part à la libération de Toulon et de Marseille, avant de remonter la vallée du Rhône, de traverser le Jura, les Vosges et l’Alsace, de franchir le Rhin pour terminer la guerre dans le Tyrol : « C’est le baptême du feu, les premiers tremblements du corps, incontrôlables, qui passeront bientôt comme passent l’ivresse des cimes ou le mal de la mer, tremblements nés des profondeurs de la terre, auxquels rien n’est comparable, qui monte des pieds vers la tête en bouleversant le ventre et l’estomac, affolant le coeur, comprimant les poumons, rétrécissant la gorge. La peur. La peur. Non la peur d’un péril affronté face à face, incendie, inondation, qui vous plonge d’emblée dans l’action, où l’esprit marche en avant, conduit le corps vers le salut, à moins que ce ne soit l’inverse, mais la trouille parfaite qui tenaille la carcasse, la peur panique du chien devant l’inconnu, la menace invisible, imparable, une loterie mortelle, la peur qui naît du tremblement de terre, de tout autre non possumus absolu », écrit le poète (in La Route de San Romano, 1996). De cette expérience de la guerre, qui le marque profondément, témoignent des récits comme La Route de San Romano, Les Eaux mortes et ses Poèmes de guerre.

Après l’armistice, Frédéric Jacques Temple est affecté au 5e Bureau, dans le Service Historique. Il effectue des reportages en Forêt Noire pour la Revue des Troupes d’Occupation et publie à compte d’auteur sa première plaquette de poésie, Seul à bord, chez Franz Burda à Offenburg.

Sur mon cheval, sa deuxième plaquette de poèmes, est publiée en 1946 par Edmond Charlot à Alger, comme il le rapporte dans "Les Vases communicants" (2000) : "En 1942 je me trouvais à Alger, remobilisé après le débarquement américain du 8 novembre, et je m’embarquais fin 43 pour l’Italie avec le Corps Expéditionnaire Français. De temps en temps, lorsque je le pouvais, j’envoyais des billets du front à l’hebdomadaire Algérie Magazine, auquel Max-Pol Fouchet collaborait aussi. Mais surtout j’écrivais des poèmes au fond de mon char (j’avais troqué mon cheval contre un char), pendant les heures de repos. Et ces poèmes, envoyés au fur et à mesure à Edmond Charlot, qui était devenu à Alger l’éditeur de la France en guerre, paraîtront sous le titre Sur mon chevalen 1946. Ce fut mon premier acte, la première balise pour une navigation qui allait, j’en étais sûr maintenant, se poursuivre. C’est ce premier recueil de poèmes qui me dirigera quelques années plus tard vers la radio, considérée, sinon comme un moyen de création, du moins comme un tremplin pour la poésie."

Démobilisé à Baden-Baden, Frédéric Jacques Temple s'adonne au journalisme et entre en relation avec Henry Miller. Il gagne ensuite le Maroc où il dirige les pages littéraires de La Presse Marocaineà Casablanca. C’est le début d’une correspondance avec l’écrivain américain Henry Miller : « En revenant de la guerre, en 1946, j’avais lu Printemps noir qui venait de paraître chez Gallimard. J’ai écrit spontanément un article sur ce livre pour rendre compte de mon admiration, sans savoir à qui je pouvais le destiner. Je n’avais pas encore de contact avec la presse littéraire et en désespoir de cause j’ai décidé de l’envoyer à Miller par l’intermédiaire de son éditeur. Il me répondit très rapidement qu’il ne voyait pas comment le publier aux USA, me proposant de l’envoyer à Raymond Queneau ce qui n’eut finalement pas de suite. Mais notre correspondance continua et ce qui n’était alors qu’une simple relation épistolaire devint rapidement une amitié. Celle-ci se confirma en 1953 lorsque enfin j’ai rencontré Miller à Montpellier où il était venu saluer Joseph Delteil qu’il avait connu avant la guerre à Paris. Je crois que mon intérêt pour l’Amérique profonde, celle de Whitman et de Thoreau, et mon désir de traduire et publier La Merveilleuse Aventure de Cabeza de Vaca de Haniel Long (Éditions de La Licorne, 1954) pour laquelle Miller avait écrit une belle préface, ont contribué à établir cette amitié. Miller m’a appelé Frère Jacques en se référant au vieux canon bien connu. Moi, j’aurais pu l’appeler Uncle Henry. »

Revenu à Montpellier en 1948, Frédéric Jacques Temple collabore à la Radio Régionale. Il s'est lié d’amitié avec Joseph Delteil, Curzio Malaparte (rencontré en Italie en 1944), Joë Bousquet et Blaise Cendrars. Il est nommé en 1954 à la direction de la Radiodiffusion Télévision Française (puis ORTF et FR3) pour le Languedoc-Roussillon. Il occupera ces fonctions jusqu’en 1986 : « Blaise Cendrars, qui m’avait envoyé un chapitre de son livre Le Lotissement du ciel pour une petite revue que je dirigeais, et que j’allai voir à Saint-Segond au-dessus de Villefranche, me parla de la radio, de l’écriture radiophonique, et de Paul Gilson dont j’ignorais presque tout. Je frappai à la porte de la RTF à Montpellier, où Pierre Bourgoin avait créé dans le droit fil du Club d’Essai de Jean Tardieu, le Centre d’Essai radiophonique", témoigne Temple (in « Les vases communicants » 2000), avant de poursuivre : "Lorsque après la tourmente, j’ai commencé à m’intéresser à la radio, celle-ci n’en était encore qu’à ses balbutiements. Le poste à galène était encore proche ; il est bien loin maintenant, soixante ans après. Contemporain des speakers à la voix grave et solennelle, des enregistrements sur disques souples Pyral et des micros géants, je suis ressorti de cet univers des ondes, plus de trente ans plus tard, ayant vécu ce que je ne suis pas le seul à appeler “l’âge d’or de la radio”, de 1946 à 1964, puis le temps de cette ORTF qui, sous la pression des politiques, explosa en 1974, et enfin l’ère des entreprises rivales, vouées à la publicité, aux sondages, donc à l’argent", témoigne le poète (in « Un écrivain à la radio », 2000), dont les œuvres en prose autant que ses poèmes doivent l’essentiel à ses racines méditerranéennes, ses voyages, sa passion pour l’histoire naturelle et la conscience aiguë d’une enfance perdue et d’un Sud défiguré. Plus soucieux des forces élémentaires que des théories littéraires, prenant le risque d’être parfois incompris, il s’est tenu à l’écart des doctrines qui voient dans la poésie un pur exercice de l’esprit.

La rencontre de Blaise Cendrars, en 1949, a été décisive dans sa vocation d’écrivain. Il lui rendra hommage dans son poème « Merry-go-round ». Comme l’auteur du Transsibérien, Temple est un poète du monde entier : « La poésie n’a cessé de m’accompagner de ses phares, balises ou feux brefs, pour jalonner mes routes et mes navigations. Souvent se pose la banale question : qu’est-ce que la poésie ? Si on ne me le demande pas, je crois le savoir ; si on me le demande, je ne le sais plus. L’essentiel est qu’elle soit. Je crois bien qu’elle est inutile, mais je suis sûr qu’elle est nécessaire. Reste à savoir à quoi. Peu importe. Chaque poète a sa propre musique qui, par une sorte d’alchimie, peut devenir celle de ceux qui la reçoivent ou la transmettent. »

Karel HADEK

(Revue Les Hommes sans Epaules).

Le site internet de Frédéric Jacques Temple

Œuvres de Frédéric Jacques Temple :

POESIE :

1945 : Seul à bord, Franz Burda, Offenburg.

1946 : Sur mon cheval. Edmond Charlot.

1949 : L’Oiseau-rhume, saynètes. La Murène.

1951 : L’Ocellé, linogravure de Fermin Altimir. La Licorne.

1951 : Le Figuier, linogravure de Paul Rey. La Licorne.

1951 : Foghorn, Cahier de la Revue Neuve. René Debresse.

1966 : L’Hiver, livre accordéon, illustrations d’Alain Clément. La Murène.

1968 : Fleurs du silence, Henry Fagne.

1969 : Les Œufs de sel, gravure de Mario Prassinos. Guy Chambelland.

1974 : Les Grands arbres, monochrome blanc d’Albert Ayme, Guy Chambelland.

1975 : Un Long voyage. San Lazzaro degli Armeni.

1978 : Corsiques, illustration de Gaston Planet. Collection du Colvert.

1983 : Villages au Sud, L’Arbre.

1986 : Saisons, coll. Philies. Sud.

1987 : Courage, gravure de Dagmar Martens. La Balance.

1989 : Dix poèmes pour l’Art de la Fugue, illustrations de Jacques Bioulès. L’Arbre.

1989 : Anthologie personnelle. Actes Sud.

1990 : Ode à Santa Fe, lithographie d’Alain Clément, Les Presses du Jardin.

1992 : Ulysse à ses chiens. L’Arbre à paroles.

1993 : Poèmes américains, Jacques Brémond.

1994 : La Dive bouteille, poème/calligramme, L’Arbre.

1994 : La Chasse infinie, gravure de Dagmar Martens.La Balance.

1996 : Poèmes de guerre, coll. "Méditerranée vivante", Domens.

1996 : Merry-go-round, sérigraphies de Philippe Blanc. Nahuja.

1998 : Calendrier du Sud, illustration d’Alain Clément, Autres Temps.

1999 : Boréales/Atlantique Nord, gravures de René Derouin. Le Versant Nord.

1999 : Poëmas, édition bilingue, traduction en occitan par Max Rouquette, Éditions Jorn.

1999 : En Brésil (carnet de route), bois de Dagmar Martens. Éditions Trames.

2001 : Vers l’oubli, avec des dessins de Jacques Clauzel. Éd. À travers

2001 : Le désert brûle, avec des dessins de Jacques Clauzel. Éd. À travers.

2002 : À l’ombre du figuier, gouaches d’Alain Clément. Fata Morgana.

2004 : Ode à Saint-Pétersbourg, sérigraphie de Pierre Soulages. Éditions Trames.

2005 : Phares, balises et feux brefs. Proverbe.

2006 : Un émoi sans frontières, Le lézard amoureux.

2006 : Sous les branches, gouaches d’Alain Clément. Alain-Lucien Benoit.

2006 : Oiseau, illustrations de Sami Briss, Éditions Dima.

2007 : Venise toute d'eau. Fata Morgana.

2011 : Profonds pays, Obsidiane.

2012 : Phares, balises & feux brefs, suivi de Périples, Éditions Bruno Doucey (prix Guillaume-Apollinaire 2013)

2016 : Une longue vague porteuse. Actes sud

 

ROMANS, RECITS, NOUVELLES :

1975 : Les Eaux mortes, roman. Albin-Michel, 1975, réédité par Actes Sud, coll. "Babel", 1996.

1981 : Montpellier raconté aux enfants, récit, illustrations de Christine Le Bœuf. Actes Sud/A. Barthélémy.

1981 : Un cimetière indien, roman. Paris, Albin-Michel, prix de la Société des gens de lettres (SGDL), prix des critiques littéraires, réédité par Actes Sud, coll. "Babel".

1992 : L’Enclos, roman. Actes Sud. Prix de l’Académie de Bretagne, réédité en coll. "Babel".

1996 : La Route de San Romano, roman. Actes Sud.

1999 : Retour à Santa Fe, voyage. Proverbe.

2002 : Couleuvre mon amie, histoire, illustrations de François Bouët, Les Contes du Gecko.

2003 : Le Chant des limules, récit. Actes Sud. Grand prix de la SGDL.

2007 : Lazare, nouvelle, tirage limité de bibliophilie, sous étuis bois et plexiglas. La bibliothèque du lion.

2009 : Beaucoup de jours. Faux journal, Actes Sud.

 

ESSAIS :

 1960 : David Herbert Lawrence : l’œuvre et la vie, biographie, préface de Richard Aldington. Pierre Seghers.

1963 : Célébration du maïs. Robert Morel.

1965 : Henry Miller, coll. Classiques du XXe siècle, Éd. Universitaires, Régine Deforges, 1977 ; La Manufacture, 1986 ; Buchet/Chastel, 2004.

1969 : Entretiens, n° spécial Joseph Delteil (avant-propos).

1970 : Le Temps des Assassins, d’Henry Miller (préface).

1973 : Entretiens, n° spécial Lawrence Durrell (préface).

1980 : Correspondance privée, Henry Miller-Joseph Delteil, 1935-1978. Pierre Belfond (préface, traductions et notes).

1981 : Poèmes choisis, de Blaise Cendrars. Sloboda (préface).

1981 : Poètes de Langue d’Oc, Vagabondages, (préface).

1983 : Paul Gilson, ouvrage collectif. Le Front Littéraire (direction et préface).

1987 : Mort d’un héros, de Richard Aldington. Actes Sud (préface).

1987 : Le Tombeau de Medora, biographie. La Manufacture. Réédité par Les Éditions de Paris, 2000.

1988 : Blaise Cendrars, n° spécial de la revue Sud, colloque du Centenaire à Cerisy-la-Salle, 1987 (avant-propos).

1995 : Correspondance 1934-1979, Blaise Cendrars et Henry Miller. Denoël (introduction).

2000 : Lettre à Curzio Malaparte. Jacques Brémond.

2007 : Souvenirs d’Edmond Charlot, entretiens avec Frédéric Jacques Temple, préface de Michel Puche. Domens.



Publié(e) dans la revue Les Hommes sans épaules




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