Où la lumière s'abrège

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Où la lumière s'abrège

Paul FARELLIER

Poésie

ISBN : 2-87744-164-4
78 pages - 13 x 18 cm
10 €

  • Présentation
  • Presse
  • Du même auteur

" Dans une profondeur d’haleine ou de parfum […], le poète parvient, par une parole retenue, délicatement chargée d’ombre, à laisser voir ou entendre ces brusques prodiges à la lumière déchirante, en train d’apparaître et de s’éteindre […]. Les mots ne pèsent alors que le poids si fragile des « lambeaux de flamme », de la « fraîcheur qui monte » ou d’un chant « murmuré ». C’est dire si Paul Farellier conçoit une haute mission pour son poème. "

Gérard BOCHOLIER (in ARPA, n° 53, janvier 1994).

 

Comme un enfant couché sur sa luge,
endormi,
glissant enveloppé d’oubli,
tombant de silence en plus épais
silence,
et dépouillé, pourtant, de toute pesanteur,
mais laissant toujours filer plus bas,
plus loin dans le bas,
vers un cercle enfoui,
illisiblement inscrit...


Paul FARELLIER

(Poème extrait de Où la lumière s'abrège, La Bartavelle, 1993).

 


Critiques

  

" Lisez ce beau recueil qui convie le lecteur à une recherche patiente, là où jour et nuit se mélangent en de curieuses et bouleversantes alchimies, alors que l’instant, par sa fragilité même, ouvre les chemins de la durée: (...) il te faudra te ressaisir, / recommencer contre l’obscurité, / l’amenuiser de son triomphe même, / tenir des promesses précaires. Car il s’agit bien d’un perpétuel recommencement, non sans douleur, mais sans amertume, puisque cette vie quotidienne et menacée doit conduire à sa propre naissance. "

Catherine FUCHS, in La Revue de Belles-Lettres, n° 2, 1995, p. 137.


" Dans les trois parties de cet ouvrage […], Paul FARELLIER se met à l’épreuve, avec une rigueur impitoyable et douce. Être est d’abord descendre en soi, avec certitude et quelque effroi mais c’est aussi en venir à ce point d’acuité qui épouse les choses défaites, jusqu’à délivrer « le flux rapide de l’éternel ». […] Toujours, Paul FARELLIER a un sens aigu des pouvoirs de perception : la moindre vibration libère un sens multiple, une lumière dont l’excès serait mortel. La fin provisoire du chemin, dans la complexité indiscernable, s’émerveille des cris les plus élancés malgré la lancinante prison intérieure. Un secret, terrible, rassurant, veille. "

Gilles LADES, in Friches, n° 45, hiver 1994.