Dans la presse

 

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Lectures :

"Chaque nouvelle livraison de cette revue semestrielle est d’une richesse inouïe tant sur le plan des découvertes et des confirmations que sur celui des informations dans le domaine de la poésie. Christophe Dauphin dirige de main de maître cette publication en sélectionnant et coordonnant articles et poèmes.

Son long éditorial enflammé ouvre la voie et donne envie de se plonger dans ce qui constitue sur 135 pages le dossier principal intitulé « Poètes chiliens contemporains, Le temps des brasiers ». Il s’agit d’un large choix de 17 poètes chiliens contemporains parmi lesquels deux Prix Nobel : Gabriela Mistral et Pablo Neruda. Ce choix va du prolifique Luis Mizon au jeune Patricio Sanchez Rojas et du novateur Vicente Huidobro au chanteur martyr Victor Jara.

Les Porteurs de feu de ce numéro sont le poète-prêtre révolutionnaire nicaraguayen Ernesto Cardenal et le poète-médecin éditeur belge Yves Namur.

Quant aux neuf Wah sélectionnés, ils sont le miroir d’une diversité et d’une richesse qui ne se dément pas. Évoquons enfin la soixantaine de pages finales qui propose des articles, des informations et des chroniques.

Tous les numéros de la 3° série des Hommes sans Épaules constituent, au fil des années, un riche panorama des poésies mondiales. "

Georges CATHALO (cf. Lecture flash 2018 in revue-texture.fr, 27 avril 2018).

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Encore une très belle livrai­son que ce numé­ro 45 des Hommes sans Epaules, qui nous offre ce que nous pou­vons sans hési­ta­tion appe­ler une antho­lo­gie des poètes Chiliens contem­po­rains. Accompagné et gui­dé par un para­texte impor­tant comme à l’habitude, le lec­teur est invi­té à décou­vrir quelques uns des noms par­mi les plus repré­sen­ta­tifs du genre : Vicente Huidobor, Pablo de Rokha, Pablo Neruda, Alberto Beaza Flores, Gonzalo Rojas, Patricio Sanchez Rojas et bien d’autres.

Ce dos­sier est pré­cé­dé d’une intro­duc­tion signée par Christophe Dauphin, qui dans son édi­to­rial retrace le pano­ra­ma his­to­rique et social qui a pré­si­dé aux pro­duc­tions pro­po­sées : « Lettre du pays qui a des poètes comme la mer a des vagues ».

Les rubriques habi­tuelles entourent ce dos­sier : le lec­teur y décou­vri­ra tout un appa­reil cri­tique, « Avec la moelle des arbres » dont les auteurs ne sont autres qu’Odile Cohen-Abbas, Henri Béhar, César Birène, Karel Hadek, Paul Farellier et Claude Argès. Des infor­ma­tions qui recensent aus­si les évé­ne­ments qui ont eu lieu autour de la poé­sie figurent en fin de volume : un compte ren­du du 27ème salon de la revue, de la ren­contre avec Frédéric Tison qui a eu lieu à Saint Mandé en novembre 2017, et bien d’autres encore.

Enfin, ce numé­ro du pre­mier semestre 2018 nous pro­pose des textes d’Yves Namur, d’Emmanuelle Le Cam, de Gabriel Henry, et d’autres poètes contem­po­rains de tous hori­zons.

Fidèle à sa ligne édi­to­riale et à sa poli­tique qui est d’offrir au lec­teur une plu­ra­li­té d’outils afin de gui­der sa lec­ture sans jamais en orien­ter la récep­tion, ce numé­ro 45 des Hommes sans Epaules est dans la lignée de ceux qui l’ont pré­cé­dé. Il pro­pose une rare épais­seur, non seule­ment en terme de volume, annon­cia­teur d’un conte­nu riche et diver­si­fié, mais aus­si en terme d’analyses visant à enri­chir l’appréhension d’une lit­té­ra­ture tou­jours don­née à décou­vrir dans la glo­ba­li­té des élé­ments contex­tuels qui ont pré­si­dés à sa pro­duc­tion. La liber­té de décou­vrir de nou­veaux auteurs, de nou­veaux hori­zons poé­tiques est ici encore sou­te­nue par une contex­tua­li­sa­tion dont le lec­teur sau­ra s’emparer pour rece­voir dans toutes leurs dimen­sions les pages de cette revue.

Carole MESROBIAN (cf. Revue des revues in recoursaupoeme.fr, 5 mai 2018).




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