AUTOUR DE JEAN COCTEAU

Collection Les HSE


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AUTOUR DE JEAN COCTEAU

Textes et témoignages de
Henri RODE
Christophe DAUPHIN
Jean BRETON
Yves GASC
Jean COCTEAU

Compact disc

Hors commerce
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Jean Cocteau fut un aîné attentif, bienveillant et le plus accueillant de la revue Les Hommes sans Epaules, qui ne l'a jamais oublié. Lié dès la fin des années 30 à Henri Rode, Cocteau fit la connaissance de Jean Breton en 1957. En 1968, Guy Chambelland et Jean Breton publièrent, dans la collection de poche Poésie-Club, qu'ils dirigaient conjointement, Faire-part, un livre réunissant les poèmes inédits (1922-1962) de Jean Cocteau. Ce livre fut réédité l'année suivante en 1968, par Jean Breton, dans le numéro un de sa revue Poésie 1. Cinq plus tard, Jean Breton édita, avec une lithographie originale d'Edouard Dermit, Les Lettres à Milorad (éd. Saint-Germain-des-Prés, 1975) de Jean Cocteau.

En 2004, Les Hommes sans Epaules décidèrent de rendre un nouvel hommage au poète du Cap de Bonne-Espérance, à travers la parution de Autour de Jean Cocteau, un compact disc de 80 minutes, à tirage limité, musique (piano) de L. Ghédin, comprenant: une présentation de Christophe Dauphin ("Hommage à Jean Cocteau"), un long entretien d'Henri Rode (avec Didier Mansuy), qui évoque son amitié avec Cocteau, l'homme de la lumière, mais aussi celui de l'ombre, moins connu; un deuxième entretien de Jean Breton (avec Sébastien Colmagro), évoquant sa rencontre avec Cocteau et la façon dont il perçut et l'homme et l'artiste; et enfin une lecture des poèmes de Jean Cocteau (issus de Faire-part), par le poète et comédien Yves Gasc, cloture cet ensemble, qui ne fut pas commercialisé, mais offert aux abonnés de la revue Les Hommes sans Epaules.

"... Une enfance œdipienne et bourgeoise, une adolescence de dandy proustien ; Jean Cocteau (1899-1963) est né à la fois bohême et mondain et, sans cesser de cultiver ces deux tentations, l’est demeuré. Il était donc inévitable que les surréalistes le méprisent. Cocteau, nous l’avons tous, à un moment ou a un autre, trop méjugé, pour ne pas l’aimer. Car l’homme était ouvert, généreux et humain. L’artiste restant son propre et fidèle reflet. Cependant, au même titre qu’il voulait plaire et être aimé absolument, Cocteau a trop joué lui-même avec ses masques, cultivé l’ambiguïté ; et cela ne cessant de lui causer du tort. Sa création, en effet, ne laissait d’aspirer à davantage de respect que la classification répandue de curiosité amusante ou insolite, dont maints talentueux écrivains font leur balle... Chez Cocteau, les genres s’imbriquent les uns dans les autres. Il n’y a pas de rupture. Tout est poésie. Cocteau est un dédale de genres et de masques qui ne mènent jamais qu’à un seul visage : celui de Jean Cocteau. Cocteau est un tout. Cocteau est une mosaïque. Son univers, c’est celui de tous les possibles. Son univers, onirique par essence, se passe évidemment de vraisemblance. Cocteau s’abandonne à l’irréel et à la toute-puissance de la parole de l’artiste..."

Christophe DAUPHIN

(Extrait de "Hommage à Jean Cocteau" in CD Autour de Jean Cocteau).

 


Dans la revue Les Cahiers du Sens

"Chaque abonné aux HSE, avec ce seizième numéro, a reçu un CD passionnant intitulé « autour de Jean Cocteau ». Le témoignage de Jean Breton, direct et chaleureux, sur Cocteau, un « aîné capital », est sans nul doute utile. Il remet en place la vérité historique sur ce « Feu » qui ne voulait pas être comparé au Jeu. Dans le même esprit, l’ensemble de ce CD (avec Christophe Dauphin, Henri Rode, Jean Breton et Yves Gasc) constitue une sorte d’événement poétique à ne pas manquer…. En ce début de vingt-et-unième siècle, Les Hommes sans Épaules me semble être une grande revue de poésie, ouverte et libre qui mérite un coup de chapeau par son esprit de découverte poétique, le sérieux de sa démarche, l’indépendance des auteurs qui rendent compte des nouveautés poétiques de l’année. Elle me semble de haute tenue et d’utilité publique."

Jean-Luc Maxence (Les Cahiers du Sens n°14, mai 2004).